Chapitre 26

Chapitre 26

Le serveur apporte nos consommations et repart en chantonnant : « Ah ! Les jolies filles ! Les jolies filles ! »

N
icole sourit, rayonnante. Elle a trois ans de plus que ma mère, mais on lui en donne dix de moins. Ce ne sont pas les produits sophistiqs Beautiful qui ont contribué à préserver son air juvénile.

- Alors, ma puce, tu reviens de loin ? me dit-elle.

In
triguée, je lui demande :

-
Tu l'as su comment ?

Ma
tante appuie son menton sur ses mains croisées :

-
L'univers nous fait connaître tout ce que nous avons besoin de savoir ! Une de mes copines infirmières était de service la nuit où tu as été hospitalisée.

J'
ai un pressentiment.

- Un
e rousse aux yeux mauves ? lui dis-je.

- O
ui, Maruska, répond-elle.

Je ne peux pas m'empêcher de sourire. Maruska, la seule infirmière du département qui ne m'a pas laissé entendre que j'avais eu la berlue.

- Vanessa, tu n'as pas été victime d'hallucinations !

Nicole a insisté sur chaque mot. Je me sens dégonfe comme une balloune (ballon de fête) à laquelle on aurait fait le noeud : c'est-à-dire gère-légère-lére. J'ai envie de pleurer tellement ça fait du bien.

-
Mare m'a dit...

-
... de te méfier de moi ! Je m'en doutais !

Je
reste bouche bée :

- Tu lis dans les boules de cristal ou quoi ?

- Mais non ! Je connais ma soeur ! ... Et disons que j'ai quelques amis du côté des anges, ajoute-t-elle en chuchotant.

N
icole blague-t-elle ou pas ? Peu importe ! Je me sens terriblement bien tout à coup, dans ce café fleuri, en compagnie de cette jolie sorcière amie des anges ! Cela me donne envie de m'ouvrir. J'en ai long-long-long à lui raconter.

- L
e plus dur, c'est de ne pas pouvoir parler librement sans risquer d'avoir une étiquette « cinglée » dans le front, tu comprends ?

- Tou
t à fait, me dit-elle en posant sa main sur la mienne.

L
es mots se précipitent dans ma gorge, se bousculent, déboulent à toute vitesse. Je ne censure rien : ni le voyage dans une autre dimension ni les retrouvailles avec Zac.

-
Tout ce que souhaitent mes parents, c'est que j'oublie ! Et ça presse ! dis-je, essouflée par ce marathon de confidences.

N
icole rapproche sa chaise de la mienne.

-
Ce n'est pas que tes parents ne veulent pas te croire, Vanessa. Ils ne le peuvent pas !

Le regard de Nicole s'éclaire davantage :

- Tu sais, au début de ma thérapie, j'étais paralysée par la peur. Ma psychologue me répétait sans cesse : « La vie est un cadeau, la peur, une porte fermée. Si tu n'ouvres pas la porte, tu ne peux pas savoir que le cadeau est dans la pce d'à côté ! »

J
'ingurgite ma dernière gorgée de chocolat avant de demander :

- Ça veut dire quoi en français ?

- C'est le propre de l'être humain de craindre ce qu'il ne connaît pas, me répond-elle.

- A
lors ils seront nombreux à essayer de me convaincre que j'ai rêvé ! dis-je tout bas, en pliant, dépliant et repliant un coin de mon napperon de papier.

-
Comment pourrait-il en être autrement ? S'ils n'ont pas la clef pour déverrouillée cette satanée porte, ils préfèreront croire qu'il n'y a rien de l'autre ! L'important, c'est que toi tu saches, ajoute-t-elle.

M
es doigts chirent le coin du napperon et déposent le triangle lilas dans la soucoupe blanche.

Si les paroles de Nicole ne me réconfortent qu'à moitié, sa présence me rassure.

Sou
dain je me sens moins seule, et c'est déjà beaucoup !

# Posté le dimanche 11 novembre 2007 17:17

J'ai été taguée !!!

J'ai été taguée !!!
Allo,

J'ai été taguée par xhsmstoryx.

Je dois donc dire 7 choses sur moi !!!

Voilà :

1) J'adore High School Musical.
2) J'adore Harry Potter (films et livres).
3) J'étudie à l'université au Bacc. d'enseignement primaire et préscolaire.
4) J'ai 19 ans.
5) J'habite au Québec.
6) J'ai une passion pour l'Égypte Ancienne.
7) J'adore écrire ma story.

Voici maintenant ceux que je tague :

1)Hate-You-Story
2)Wond3rful-N3ssa
3)lif3-van3ssa
4)HSM090
5)x-Love-Vip-Story-x
6)Story-Ash
7)ZanessaStory


# Posté le lundi 12 novembre 2007 21:31

Chapitre 27

Chapitre 27

Aujourd'hui est un grand jour : ma prétendue convalescence est officiellement terminée et je célèbre l'évènement en compagnie de ma meilleure amie. En d'autres mots, c'est la rentrée scolaire !

En
direction de East High, Ashley et moi traversons bras dessus, bras dessous la cour envahie par les étudiants.

-
Eh, les gars ! Dites-moi pas que notre Ashley nationale a viré lesbienne !

-
Pauvre con ! lance Ashley à James Marsters et à son troupeau qui s'est esclaffé.

Je glisse à l'oreille de mon amie :

-
Le malaise des unes fait le plaisir des autres !

Ashley leur jette un regard bourré de mépris. Moi, je ne suis pas du tout déçue d'être de retour parmi ces visages familiers, malgré les conneries de ces fils à papa sages comme des images, nouvellement recyclés dans la provocation !

N
ous franchissons la porte de East High allègrement, suivies de James Marsters et compagnie.

Ash continue de me chuchoter les tails croustillants de sa nuit passée avec Daniel II ; ne pas confondre avec l'avant-dernier élu de son coeur, Daniel Premier !

- Il a une langue tellement minuscule ! Je t'assure ! Au début je ne me rendais même pas compte qu'il frenchait.

No
us pouffons de rire. James Marsters croit que nous nous moquons de lui. Nous ne faisons rien pour l'en dissuader.

- Sa
lut, Ash ! Allo, Nessa !

-
Chad mi amor ! s'exclame Ashley en jouant les latinas.

M
on amie s'empresse d'embrasser Chad Michael Murray. De mon côté, j'esquisse un sourire à peine déchiffrable !

-
Vanessa, j'ai su que tu avais été très malade, me dit-il.

-
Ouais... mais je n'ai pas envie d'en parler.

J
e garde mes distances avec Chad depuis le fameux party organisé par Ashley, l'an dernier. En état d'ébriété, j'avais dansé un slow avec lui et failli perdre la tête.

- J
e suis content que tu ailles mieux, Nessa, ajoute-t-il en souriant.

La
cloche annonce le début des cours. J'amorce un pas vers le local de français où nous attend Alan Rickman. À en croire la tension qui monte dans le corridor, la solide réputation de ce prof bête et méchant en terrifie plusieurs !

- Tu ne veux toujours pas t'engager dans l'association étudiante ? me demande Chad.

Je réplique sans hésiter :

- Toujours pas !

-
C'est la politique qui y perd ! Dommage ! Bon, je file, j'ai un cours de physique ! Bye, les filles !

- Mo
i, je t'imagine plutôt bien en politicienne, me dit Mandoline, comme nous arrivons devant le local de français.

U
ne annonce épinglée au babillard, près de la porte, accroche littéralement mon regard.

J
e balbutie :

-
Excuse-moi, Ash, je te rejoins tout de suite.

Je
n'en crois pas mes yeux. Il est écrit mauve sur blanc :

Fondation de la troupe
EAST HIGH
Au programme
R
OMÉO ET JULIETTE
De William Shakespeare
Au
ditions : mercredi 16 septembre
1
6 heures
A
UDITORIUM
loca
l 2261


I
nstallée au fond de la classe, Ashley hausse les épaules pour m'exprimer sa désolation. Faute de place à côté d'elle, je me retrouve assise au premier rang, en face du prof : Alan Rickman alias Bêtéméchant.

# Posté le mardi 13 novembre 2007 15:10

Modifié le mercredi 14 novembre 2007 13:17

Vidéo à écouter...

Voici une petite vidéo que 00zac-efron00 m'a fait découvrir... Écoutez-la, elle est vraiment trop belle....
Marie-Eve

# Posté le jeudi 15 novembre 2007 12:24

Chapitre 28

Chapitre 28


Mercredi,
seize septembre, seize heures six.

Ma main d
roite ne sait toujours pas si elle va pousser ou non la porte du local 2261

-
Excuse-moi ! me dit Hilary Duff.

Légère comm
e une gazelle, la plus belle fille de l'école passe devant moi sans hésiter une seconde.

Un côté de moi me dit : « Tu n'as rien à faire ici ! » L'autre réplique : « Allez ! Fonce ! »

Je ne
sais pas lequel des deux a raison, mais ce serait tentant et si facile de prendre mes jambes à mon cou et de rebrousser chemin.

Je mar
che de long en large. Je tourne en rond.

Je r
epense à ce que m'a dit Nicole : « La vie est un cadeau, la peur, une porte fermée. Si tu n'ouvres pas la porte, tu ne peux pas savoir que le cadeau est dans la pièce d'à côté ! »

Seize heur
es six. Pour l'instant, la peur a un numéro : 2261. Et chaque seconde d'hésitation est un calvaire interminable.

Si je m'at
tendais à ÇA !

-
Quelle est cette dame qui enrichit la main de ce cavalier, là-bas ? lance Chad Michael Murray en fixant son regard sur moi comme je pénètre dans l'auditorium.

-
Je ne sais pas, monsieur, répond une jeune femme habillée en noir, assise dans la première rangée.

Il
sont une vingtaine à se retourner pour voir qui vient.

Chad-Roméo
enchaîne, sans cesser de me regarder :

-
Telle la colombe de neige dans une troupe de corneilles, telle apparaît cette jeune dame au milieu de ses compagnes !...

Suis
-je visée par cette réplqieu shakespearienne ? En longeant l'allée pour rejoindre les autres, je combats fougueusement la gêne qui persiste à me talonner.

-
... j'épierai la place où elle se tient, et je donnerai à ma main grossière le bonheur de toucher la sienne. Mon coeur a-t-il aimé jusqu'ici ? Non; jurez-le, mes yeux ! Car jusqu'à ce soir, je n'avais pas vu la vraie beauté, conclut-il.

-
Pour une première lecture, Chad, c'était vraiment bien ! J'y ai cru à ton Roo ! dit la fille en noir.

C
had quitte la sne et s'empresse de venir s'assoir à côté de moi.

- Suivant ! ajoute la metteure en scène.

Un
étudiant que je ne connais pas monte sur les planches pour lire ses répliques.

- Pour une surprise, c'en est toute une ! me dit Chad à l'oreille.

-
Pour moi aussi, tu peux me croire ! Alors tu délaisses la politique pour le tâtre ?

-
Mais non, j'ajoute une corde à mon arc. La politique et le théâtre sont si proches parents ! Je suis vraiment content de te voir ici, tu sais !

-
Chut ! fait Hilary Duff.

E
lle a raison ; ce n'est pas respectueux de chuchoter même si le gars qui se démène devant nous ne cesse de trébucher sur les mots.

- Merci, Oliver, dit la metteure en scène. Bel effort !

Je
demande à Chad :

- Qui est la fille en noir ? Je ne l'ai jamais vue à East High.

-
Drew Barrymore, une finissante du Conservatoire. Elle vient juste d.être engagée. Elle a l'air super !

- On
passe aux Juliette maintenant ! dit Drew en croisant le regard de Nénette Dumouchel, qui a encore beaucoup engraissé cet été et frôle les cents kilos.

- Tu veux rire ou quoi ! Je me vois plutôt en nourrice, pas toi ? réplique Nénette.

Le fo
u rire de Nénette est contagieux. La metteure en scène lui tape un clin d'eoil puis arrête son regard sur moi :

- Tu n'y étais pas lors des présentations ! Je suis Drew Barrymore. Et toi ? me demande-t-elle.

- Va
nessa Hudgens.

- Bonjo
ur, Vanessa. Tout d'abord, sache que je ne supporte pas les gens qui arrivent en retard. Je me fais bien comprendre ?

Honte
use de me faire gronder devant tout le monde, je m'enfonce dans mon siège et j'acquiesce en hochant légèrement la tête.

- B
ien ! Alors, Vanessa, pour quel rôle voulais-tu auditionner ? ajoute-t-elle, visiblement sans rancune.

À deux f
auteuils du mien, Hilary Duff me dévisage ouvertement. Il est évident que la beauté divine de East High n'est pas venue ici pour jouer les nourrives !

Je mur
mure :

- J
uliette.

-
Va pour Juliette ! Tu veux bien commencer ?

À l'idée de me lever, je sens mes jambes flageoler.

- A
llez ! insiste la metteure en scène, les sourcils froncés.

Je me re
dresse et m'empresse d'obéir avant que Mme Barrymore fasse de moi sa tête de Turc ! Dans ma cage thoracique, pendant ce temps, mon coeur déchaîné comme un fou furieux crie : « Pitié ! »

Les
mains moites, je prends le texte aux pages que Drew vient de m'indiquer. Je connais ce passage sur le bout de mes doigts et je ne sais pas si dois faire semblant de lire ou non.

Je
dépose les feuilles sur le tabouret. Chad m'encourage d'un sourire réconfortanté

À la fen
être qui donne sur le jardin, Juliette croyait être seule lorsqu'elle confiait à la nuit le secret de son amour. Roméo, en bas, a surpris son aveu. À présent il sait qu'elle est folle de lui.

Je ferme les yeux en inspirant profondément.

Juliette. Je suis Juliette Capulet : Ah ! Je voudrais rester dans les bons usages ; je voudrais nier ce que j'ai dit. Mais adieu les cérémonies ! M'aimes-tu ? Je sais que tu vas dire oui, et je te croirai sur parole. Ne le jure pas, tu pourrais trahir ton serment : les parjure des amoureux font, dit-on, ire Jupiter ... Oh ! gentil Roméo, si tu m'aimes, proclame-le loyalement : et si tu crois que je me laisse trop vite gagner, je froncerai le sourcil, et je serai cruelle, et je te dirai non, pour que tu me fasses la cour : autrement, rien au monde ne m'y déciderait... En vérité, beau Montegue, je suis trop éprise, et tu pourrais croire ma conduite légère ; mais crois-moi, gentilhomme, je me montrerai plus fidèle que celles qui savent mieux affecter la serve ...

J'entends
siffler Chad et quelques autres. J'ouvre les yeux.

Je f
lotte sur un petit nuage rose en retournant m'assoir.

-
Tu as déjà joué Juliette ?

Je pre
nds soudain conscience que Drew s'adresse à moi. Je lui fais signe que non. Puis j'ajoute :

- Enfin,
pas en public.

- Tu as
beaucoup de talent, Vanessa. Allez ! À ton tour, dit-elle à la belle Hilary.

- Je voulais
jouer Lady Capulet, réplique-t-elle, calée dans son siège.

- Ah bo
n ! Tu avais dit en entrant...

- ... que je
pensais au rôle de Lady Capulet ! répète Hilary, un peu agressive.

- Quelqu'un d'autre av
ait l'intention d'auditionner pour Juliette. Non ? Allons-y pour Lady Capulet.

- Je te co
nnaissais des talents de musicienne, mais je ne savais pas que tu étais une actrice aussi douée ! Tu es géniale ! me dit Chad en pressant mon poignet.

- Tu e
s gentil !

- Ça n'a r
ien a voir avec la gentillesse ! ajoute-t-il.

Je lui dis qu'il n'ét
ais pas mal non plus en Roméo.

- Grâce à toi
! Quand je t'ai vue entrer dans l'auditorium, j'ai glissé dans la peau de Roméo comme une main dans un gant !

-
Serait-ce trop vous demander d'avoir un peu plus de respect pour vos camarades ? S'exclame Drew Barrymore, exaspérée.

Son interventio
n tombe pile !

Hilary
Duff prête sa voix suave et sa beauté sublime à la mère de Juliette. On entendrait un mouche voler.

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Allo,
Je vo
ulais juste vous dire qu'à l'avenir je ne préviendrai que ceux qui laisseront des comms sur les articles... Je suis éc½urée de prévenir certaines personnes qui ne se donnent même plus la peine de venir me donner leur avis... Je remercie tout ceux qui ont continué à me laisser des comms... Je vous adore...
À bient
ôt et lâchez-moi plein de comms...
Marie-Eve

# Posté le dimanche 18 novembre 2007 14:15

Modifié le dimanche 18 novembre 2007 14:26