Chapitre 22

Chapitre 22

Dans la salle d'attente, la femme fait les cent pas, le visage ravagé par l'inquiétude, les yeux terriblement cernés.

Un
homme arrive, essoufflé, un sac de voyage à la main, qu'il s'empresse de déposer sur une chaise. Il peigne ses cheveux avec ses doigts et se frotte le menton, l'air anxieux.

Il n'a pas cessé de courir depuis qu'elle lui a téléphoné.

Il
a sauté dans le premier avion. Puis il a pris un taxi à l'aéroport de Los Angeles.

-
Il y a du nouveau ? demande-t-il à la femme.

- Non, rien ! répond-elle en se mordant les lèvres.

Je sais que cet homme et cette femme sont mes parents. Pourtant, je me sens tout aussi détachée d'eux que du corps de leur fille, branché à une respirateur au service des soins intensifs.

Je
ressens le poids de leur peine et de leur inquiétude, mais je n'en souffre pas. Je ne peux rien pour eux, sinon vivre paisiblement l'amour que je leur porte.

Je
me tourne vers Zac. Je lui souris.

- J
e dois maintenant gagner la lumière, Vanessa. Et toi seule peut me permettre de la franchir.

- Comm
ent ?

- En acceptant de me laisser partir.

- E
t si je traversais la lumière blanche avec toi, nous serions ensemble, à jamais ! Comme Roméo et Juliette !

- T
u es libre de le faire, Vanessa, mais...

Il s'interrompt.

L'
éclat de lumre diminue légèrement puis s'intensifie de nouveau.

-
Vanessa, crois-tu vraiment avoir achevé ton parcours sur terre ?

La lu
mière vacille.

Qu'es
t-ce qui me retient, là-bas, à part Willie, Shakespeare et Pat Metheny ?

Je fixe la limite de la lumière blanche : tout mon être se sent appelé par elle.

J
e n'aurais qu'un pas à faire.


- Mon
sieur et madame Hudgens... Je suis vraiment désolé pour votre fille, dit le médecin en touchant l'épaule de ma mère.

E
lle s'écroule de douleur dans les bras de mon père, qui frappe l'air d'un coup de poing.

-
Je m'excuse de vous brusquer, mais nous avons un receveur...


Un pas
. Un tout petit pas et je n'aurais plus à traîner le poids de la vie, là-bas, dans ma carcasse étroite.


Le fr
ont en sueur, mon père signe d'une main tremblante la formule d'autorisation pour la transplantation de mon coeur.

Ma
mère pousse un grand cri de désespoir en m'appelant :

- VANESSA ! VANESSA ! NESSA !.......


Zac
m'incite à repartir :

- Là
-bas, dans quelques minutes, il sera trop tard.

Le temps n'existe pas ici. Une seconde ou l'éternité, c'est du pareil au même.


Da
ns un couloir de l'hôpital, on transporte le corps de Vanessa Hudgens jusqu'à la salle d'opération.


Zac
s'éloigne tout doucement.

À la l
imite de la lumière blanche, il se retourne.

Son
regard me pénètre avec une intensité infinie. Je suis l'amour que je reçois de lui.

Il tr
averse la lumière.

Il
est parti. Il est à l'intérieur de moi.

Un pas. Un tout petit pas pour le rejoindre.


Su
r la table d'opération, le chirurgien s'apprête à ouvrir le corps de Vanessa Hudgens.


Je
suis libre de franchir ou non cette limite.

Un p
as. Un tout petit pas.

Reto
urner là-bas ? Pourquoi ?

U
n pas. Un tout petit pas. Et j'oublierai qu'une enveloppe charnelle m'attend là-bas.


- VA
NESSA ! VANESSA ! NESSA ! ...


Pou
rquoi ?

Pour
faire quoi ?

UN pas.


- NE
SSA ! NESSA ! VANESSA ! ...


Il y
a une voix en moi ! Très douce, comme une étincelle pour éclairer ma route : « Raconte cette histoire ! »

Je ne
suis pas Shakespeare ni Juliette. Je suis Vanessa Hudgens.

Ma
is si je ne rentre pas dans ce joli petit corps sur le point d'être charcuté, qui pourra évoquer l'histoire de ZAC et VANESSA ?

La l
umière blanche ? J'aurai l'éternité pour la découvrir !

(à suicre, LA DEUXIÈME VIE



# Posté le jeudi 01 novembre 2007 18:15

Modifié le lundi 05 novembre 2007 22:14

Deuxième Partie de l'histoire

Deuxième Partie de l'histoire

Voici la deuxième partie de l'histoire... J'espère que ça va vous plaire...
A+, Marie-Eve

Les Personnages :
Vanessa Hudgens dans son propre rôle.
Tony Parker dans le rôle de Tony Hudgens, le père de Vanessa.
Eva "Parker" dans le rôle de Eva Hudgens, la mère de Vanessa.
Ashley Tisdale dans le rôle de la nouvelle meilleure amie de Vanessa.
Chad Michael Murray dans son propre rôle.
Hilary Duff dans son propre rôle.
Nicole Kidman dans le rôle de la tante de Vanessa.
Emma Watson dans son propre rôle.
Sarah Michelle Gellar dans le rôle de la metteure en scène.
...
Et plusieurs autres personnages qui s'ajouteront par la suite.

# Posté le dimanche 04 novembre 2007 18:35

Modifié le lundi 05 novembre 2007 22:13

Chapitre 23

Chapitre 23

À côté de la tombe de Zac Efron, on s'apprête à porter en terre le cercueil de Vanessa Hudgens.

Mon cercueil.

La vue brouillée par d'intarissables larmes, ma mère lance une rose blanche et une poignée de pensée mauves dans le trou qui avale sa fille.

D
ésespéré, mon père cherche un sens au drame qu'il est en train de vivre. Le coeur de sa fille morte ne permet-il pas à un autre enfant de continuer à vivre ? Il a beau s'accrocher à cette idée, il chancelle à la vue du cercueil qui descend lentement dans la fosse.

On jette à psent de lourdes pelletées de terre noire sur la bière blanche qui abrite ma dépouille.

Il est trop tard sormais pour faire marche arrière. Comme Juliette a rejoint Roméo, je retrouverai Zac, Zac, mon amour.

J'ai peur, tout à coup, dans le noir si noir : « Maman ! »

- Mon poussin, je suis là ! Ce n'est qu'un rêve, Vanessa. Un mauvais rêve.

M
a mère me berce. Je m'agrippe à son corps. J'enfouis ma tête dans sa poitrine. J'ai du mal à reprendre mon souffle. Dans ses bras chauds et enveloppants, je me rappelle que je suis vivante.

# Posté le dimanche 04 novembre 2007 18:51

Modifié le lundi 05 novembre 2007 22:12

Chapitre 24

Chapitre 24

On ne rentre pas de l'au-delà comme on revient de chez le dépanneur ! Je l'ai appris à mes dépens !

Fous de joie d'avoir retrouvé leur fille chérie, mes parents ne sont absolument pas réceptifs à l'idée d'entrendre parler de mon expédition dans une autre dimension. Selon eux, je m'en tire à bon compte : des souvenirs d'hallucinations rapportés du coma. UN POINT C'EST TOUT !

Mon père croit dur comme fer à la incarnation et à la vie aps la mort ; sa bibliothèque contient d'ailleurs plusieurs livres qui traitent de ces questions. Visiblement, le sujet l'intéresse mais dans la mesure où il n'est pas concer.

Même Ashley, ma meilleure amie, a spontanément émis des réserves devant mes rélations. Elle m'assure toutefois que ces divagations passares n'affecteront pas notre amit ; ce ne sont pas les termes qu'elle utilise, mais c'est tout comme !

Sans oublier les efforts que je dois faire pour meadapter à mon enveloppe charnelle ! J'ai l'impression d'avoir enfilé un manteau d'une taille trop petite pour moi.

D'après ma re, c'est tout à fait normal que je me sente lourde et un peu gauche : je suis ankylosée. UN POINT C'EST TOUT !

Et moi qui vais de crier sur tous les toits la belle histoire de Zac et Vanessa ! Pour l'instant, je suis muette comme une tombe à propos de ce chapitre Extra-Ordinaire de ma vie. Je n'ai pas envie de me faire étiqueter d'O.V.N.I : Objet Vivant Non Intég!

Da
ns moins de deux semaines, je retournerai à East High. J'ai à la fois peur et hâte. Peur de ne pas m'y retrouver.te de renouer avec cet environnement connu. En attendant, je lis, je lis et je relis Roméo et Juliette de William Shakespeare. Cela m'apaise.

# Posté le lundi 05 novembre 2007 22:07

Chapitre 25

Chapitre 25

- Bonjour, Vanessa ! Comment vas-tu, aujourd'hui ? me demande ma mère.

Po
ur la première fois, la nuit dernière, mon somme n'a pas été bousillé par le cauchemar.

- Mieu
x. Beaucoup mieux.

C
haque matin, depuis le début de ma « convalescence », maman joue à l'infirmière avec moi et m'apporte le petit déjeuner au lit, sur un plateau garni de fleurs. Aujourd'hui j'ai droit à un joli bouquet rouge : des dahlias du jardin de Lily Efron.

Encore
tout endormi, Willie sort de mes couvertures, s'étire de tout son long et vient poser une de ses pattes dans mon assiette.

- J
e n'apprécie pas que tu le laisses prendre cette habitude ! me dit ma mère.

Je lui r
éponds en donnant une bouchée de croissant à mon chat fidèle :

- Je te jure que lui, il apprécie !

Heureusement qu'il est là, ce cher Willie ! À part moi, il est le seul à croire à mon histoire.

M
a mère me tend une lettre adressée à mon nom.

- Qu'est-ce que c'est ?

-
Je ne sais pas, l'adresse de l'expéditeur n'est pas écrite, me répond-elle.

M
aman lève le store. Les rayons du soleil dansent sur les lattes de bois du plancher. Intriguée, je déchire délicatement l'enveloppe.

La
carte illustre un champ d'herbes hautes envahi par des fleurs mauves. Je m'empresse de l'ouvrir.

Chère Vanessa,

Mon petit doigt me dit que tu as peut-être
besoin de moi et il se trompe rarement.
J'attends de tes nouvelles.
Je t'embrasse et te serre très fort.

Tante Nicole


Surprise, je dépose la carte sur le plateau, entre le jus d'ananas et les dahlias.

- Maman, c'est toi qui as prévenue Nicole que j'ai é«malade» ?

J
e déteste utiliser ce mot, mais je n'ai pas le choix de recourir au compromis pour me faire comprendre.

Le visage de ma mère s'assombrit.

-
Bien sûr que non ! répond-elle sèchement.

Évidemment ! Leur querelle dure depuis des siècles et semble garantie pour l'éternité !

Il y
a trois ans, maman a mis sa soeur à la porte, en plein souper. Depuis, elle agis comme si Nicole n'avait jamais existé. Tout ça à cause d'une discussion trop animée sur la cruauté envers les animaux en laboratoire. Nicole milite au sein d'une association pour la protection des animaux. Ma mère dirige une entreprise de cosmétiques qui expérimente ses produits sur des lapins.

- Qu
'elle ne vienne pas fourrer son nez de pseudo-sorcière dans nos histoires ! Méfie-toi d'elle, Vanessa ! Ma soeur est complètement « capotée » !

-
Suffit-il d'être écolo et végétarienne pour être « capotée » ?

Les
yeux de ma mère me lancent des flammèches. Non, des flammes !

- Nicole a toujours été mésadaptée, et ce, bien avant de sombrer dans l'ésotérisme ! De toute façon, je ne veux plus entendre parler d'elle ! Un point c'est tout !

Un p
oint c'est tout !

-
Inutile de grimper dans les rideaux ! Le store, je veux dire ! Tu risques de l'abîmer ! lui dis-je.

Mon
jeu de mots de l'amuse pas du tout !

- Al
lez mange ! Tes croissants vont refroidir !

El
le a perdu son sourire, ne s'assoit pas au pied de mon lit. Elle s'enfarge dans le tapis, juste contre lui, s'en va en refermant la porte. Presque brusquement.

Si
ce n'est pas ma mère qui a avisé Nicole, qui est-ce ? Et pourquoi cette carte après trois ans de silence ?

J'attends de tes nouvelles, m'a-t-elle écrit.

M
a marraine est peut-être un peu sorcière mais pas forcément « capotée » !

# Posté le jeudi 08 novembre 2007 11:42